Les fours à pain

Cordon

Distants de 5 à 10 m de la maison, se sont des constructions de pierres avec une charpente et un toit là encore solides. En 1913, on dénombrait à Cordon 89 fours : deux ménages sur trois en possédait un.

  • Four à pain en activité à Cordon - Cordon Tourisme

Auparavant, la voûte était montée en granit ou en lauzes (schiste). Il y avait dans la commune un maçon spécialisé dans la construction des fours. La sole présente une pente de 5 cm/m. Pour construire la voûte, le maçon se tenait au centre de la sole et montait les pierres autour de lui.
A l’origine, il fallait 5 heures pour le chauffer et 5 heures ensuite pour cuire le pain. Alors dès que sont apparues sur le marché les briques réfractaires (en 1920), les fours ont été transformés. Aujourd’hui il faut 1 heure à 1 H. 30 pour chauffer le four et 1 heure à 1 H. 30 pour cuire le pain selon la température extérieure, sans que cela change son goût. On reconnaissait la température du four à la couleur des pierres. Si l’on faisait cuire du pain dans un four dont on n’était pas propriétaire, on imprimait sa marque avec un tampon du buis gravé (Croix, Carré, Traits parallèles...)
Aujourd’hui 25 fours privés fonctionnent encore régulièrement. Il n’est pas rare de voir de nos jours s’échapper de la fumée de la gueule de l’un d’entre eux. La Fête du Pain de Cordon est une réplique authentique d’un rituel qui se perpétue pour notre plus grand plaisir. Elle a lieu le premier dimanche du mois de septembre.
Le pain : la forme générale du pain est une boule de 20 à 30 cm de diamètre pouvant peser 1,5 à 2 kg. Divers produits peuvent entrer dans la confection : farine, eau, levain, froment, seigle, avoine. Pendant la guerre alors que l’on manquait de farine, on la mélangeait avec des pommes de terre cuites à l’eau sans la peau.
Il y a seulement deux décennies, la plupart des Cordonnants faisait leur pain tous les 15 jours ou 3 semaines. En français local, on désigne par "Faire au four", l’opération qui consiste à cuire le pain (chauffage au four, cuisson...)
On pétrissait entre 20 et 25 kg de farine.
On faisait lever la pâte dans la chambre, à la chaleur, on rangeait le pain au grenier (petite bâtisse à l‘écart du bâtiment principal, sur pilotis, où étaient conservés certains aliments, les céréales, la viande fumée, le costume du dimanche), dans une chambre noire, ou sur un râtelier. Il se conservait alors 15 jours à 3 semaines. Faire le pain était une opération pénible, les sucreries que l’on faisait cuire ensuite était en quelque sorte une juste récompense tout comme le morceau de pain chaud trempé dans du vin sucré, un patois "Na Rusta".
Aujourd’hui, 25 foyers dans le village fabriquent encore leur pain ainsi pour leur consommation.

Informations pratiques

  • Téléphone : 04 50 58 01 57

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Information mise à jour le 05/10/2015
Auteur : Cordon Tourisme
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